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CEE 2026 à Conakry : au-delà du handicap, la détermination de jeunes candidats en braille

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Le Certificat d'Études Élémentaires (CEE) a été lancé ce jeudi sur l'ensemble du territoire national, mobilisant 338 392 candidats pour cette session 2026, étape clé de la fin du cycle primaire en Guinée.

Dans cette vaste organisation, certains parcours attirent particulièrement l'attention, notamment celui de quatre élèves malvoyants et non-voyants issus de l'École de la Cité de Solidarité, qui incarnent une école de plus en plus tournée vers l'inclusion.

Dans un centre d'examen de la capitale, l'ambiance oscille entre concentration et émotion. Parmi les candidats, Moussa Moïse, jeune élève non voyant, avance avec une assurance qui contraste avec les défis liés à sa condition. Son objectif est clair, presque ambitieux.

« Je me suis bien préparé. J'ai révisé la rédaction, la géographie et les autres matières. Je suis prêt à faire ce combat avec mes amis », confie-t-il avant d'entrer dans la salle.

Face aux différences de méthode d'apprentissage, il explique le dispositif qui lui permet de suivre normalement sa scolarité malgré la cécité. Loin des cahiers classiques, son repos quotidien sur des outils adaptés.

« Nous utilisons une tablette et du papier braille. Notre écriture se fait à travers des points. C'est grâce à ce système que nous comprenons et travaillons. Ce n'est pas comme pour les voyants, mais nous nous adaptons », précise-t-il.

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Au-delà de la participation, le jeune candidat ne cache pas ses ambitions. Dans un sourire mêlé de confiance, il vise haut pour cette séance.

« Je suis en confiance et j'espère être le premier de la République de Guinée à cet examen », lance-t-il.

Dans le même esprit de sérénité, il adresse un message à ses camarades candidats, les invitant à garder leur calme face aux épreuves.

« J'ai dit à mes amis de prendre courage et de ne pas avoir peur. Quand les sujets arrivent, il faut rester calme et concentré. Si tu es en confiance, ton esprit travaille mieux. Mais si tu te dis que tu ne peux pas réussir, cela devient difficile », conseille Moussa Moïse.

Non loin de lui, Oumou Keïta, également candidate non-voyante, partage ce même état d'esprit positif à l'entame des examens. Avant même le début des épreuves, elle affiche une tranquillité rassurante.

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« Nous sommes prêtes. Je souhaite bonne chance à tous nos amis candidats », déclare-t-elle simplement.

Elle rappelle que les premières épreuves ont été portées notamment sur la rédaction, la géographie ainsi que l'éducation civique et morale. Interrogée sur son quotidien scolaire, elle a rencontré en avant l'importance du braille dans son apprentissage.

« Nous travaillons avec l'esprit et grâce à l'écriture braille », explique-t-elle.

À la question de savoir si cette méthode lui permet de suivre correctement le cours, sa réponse est sans ambiguïté :

« Oui, cela se passe bien. »

À travers ces parcours, celui de Moussa, Oumou et de leurs camarades, se dessine une réalité plus large : celle d'une école guinéenne qui tente progressivement d'ouvrir davantage ses portes à tous les enfants, sans distinction.

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Au-delà des épreuves du CEE, leur présence rappelle que la performance scolaire ne se limite pas aux conditions physiques, mais aussi à la volonté, à l'accompagnement et à l'égalité des chances.

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Alors que les examens se poursuivent dans tout le pays, ces jeunes candidats incarnent une génération qui, malgré les obstacles, entend bien faire entendre sa place dans l'avenir de l'éducation en Guinée.

Kogno Célestin Sagno pour 224infos


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